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L'Acropole et ses monuments, Le Parthénon, l'Érechthéion, les Propylées, Athènes, Grèce

Site classé par l'UNESCO au Patrimoine de l'humanité, la colline de l'Acropole est un plateau calcaire qui surplombe la ville d'Athènes de 156 mètres. A l'occasion des Jeux Olympiques d'Athènes 2004, Pierre Bideau propose une nouvelle mise en lumière de ses architectures.

 

Long de 300 mètres sur 85 mètres de large, le site accueille les monuments les plus mythiques de la période classique grecque : le Parthénon, l'Érechthéion, les Propylées et le temple d'Athéna Nikè. Œuvres des architectes Callicratès, Ictinos et Mnésiclès sous la surveillance de Phidias, les temples sont construits en marbre blanc selon le style dorique et ionique.

 

Depuis l'abandon du spectacle Son et Lumière (1959-1999) de Pierre Arnaud, l'illumination provisoire était inesthétique. En 2001, à l'initiative du réalisateur grec, Michaelis Cacoyannis, l'association Les Amis d'Athènes souhaite créer un accompagnement culturel aux Jeux Olympiques. Après consultation, elle confie à Pierre Bideau les projets de mise en lumière des principaux monuments de la capitale.

 

Pour l'Acropole, le concepteur lumière affirme trois principaux axes. Tout d'abord, respecter ces monuments millénaires et éviter tout effet spectaculaire. Ensuite, suggérer par une lumière chaude émanant de l'intérieur des monuments la présence des illustres savants à l'origine de notre savoir d'aujourd'hui: mathématiques, philosophie, architecture. Enfin, harmoniser les images nocturnes des monuments afin de créer une unité dans la perception du site.

 

L'éclairage des colonnes du Parthénon et de l'Érechthéion reçoivent un traitement particulier. Deux températures de couleur sont utilisées : blanc chaud et blanc intermédiaire (2500 K et 3000 K), en directions opposées, pour permettre de les appréhender dans les différents plans. Elles donnent du modelé au volume selon la direction d'observation. Pour étirer la lumière sur toutes leurs hauteurs, les projecteurs Decoflood 606 sont équipés de réfracteur en verre qui élargit le faisceau de manière linéaire. De même, l'éclairage de l'entablement du Parthénon utilise des réfracteurs en verre horizontaux pour adoucir la lumière sur le fronton.

 

L'implantation des projecteurs a été guidée par la nécessité d'éviter au maximum une perturbation de la vision diurne. Dans ce sens, tous les appareils sont installés au sol, peints en blanc et implantés sur des petits massifs en béton qui servent de lest pour respecter le site. En cas de nécessité archéologique, ils sont alors amovibles à tout moment. Au total, 665 projecteurs Decoflood et 140 projecteurs Diamant ont été nécessaires.

 

Inaugurée le 19 juillet 2004, la mise en Lumière de l'Acropole est à découvrir depuis la promenade de l'Aeropagitou, le quartier Monasteraki ou le Pnyx pour l'Érechthéion. L'allumage s'effectue sur programmation horaire et cellule photoélectrique, à la tombée de la nuit.

 

Luminaires Decoflood MVF606, Diamant SNF300
Lampes CDM-T 35-70-150 W /830, SDW-T 100W, SON-T-C 150-250W

Applications
+ Eclairage urbain et architectural
+ Monuments et sculptures

Références et projets
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+ Monuments et sculptures

Conception lumière

Pierre Bideau, CIEL, La Riche, France

Photographies

Getty images